|
(PARKINSON, ALZHEIMER, FIBROMYALGIE, SCLEROSE EN PLAQUE, ATAXIES, ETC.)

La relaxation est un état de détente pendant lequel des changements de nature somatique et psychologique peuvent survenir naturellement ou être induits. C’est une expérience subjective de suspension du fonctionnement habituel de l’individu, une pause. Elle est accompagnée par un état de conscience modifiée semblable à l’état hypnagogique qui caractérise le passage de la veille au sommeil.
Le but de la relaxation, simplement dit, est d'« obtenir un calme dans le domaine psychique ». C'est-à-dire, de « mettre le cortex au repos » en diminuant le fonctionnement cérébro-neuro-musculaire excessif en relaxant directement la partie périphérique de ce circuit. Le patient s'entraîne à observer ses schémas de tension et à les relâcher : concentrant son attention sur des états de tension musculaire qu'il provoque, le sujet apprend à repérer ces tensions, puis il cesse son effort et porte son attention sur les nouvelles sensations qui sont, alors, identifiées comme celles du relâchement. De répétition en répétition, il essaie d'approfondir les états de détente musculaire. L’idée est qu'en diminuant ces tensions dites « résiduelles », on atténue l'impact émotionnel.
La relaxation proposée aux patients neurologiques a d’abord pour objectif d’établir une relation favorable entre le sujet et son corps. Le corps devient un lieu de gratification et non plus uniquement objet de plaintes. La détente corporelle est un préalable à la découverte de soi et à l’échange avec autrui, à la verbalisation du ressenti personnel de chacun. Elle permet de réduire les tensions musculaires et de créer un état de détente mentale chez des patients ayant conservé les ressources intellectuelles nécessaires au suivi des consignes. La relaxation permet d’améliorer l’efficacité des traitements, de renforcer les défenses immunitaires, de redécouvrir son corps dans des sensations agréables mais aussi d’apprendre à gérer la douleur et d’apaiser le mental. Cela va aussi permettre de reprendre confiance en son corps meurtri par la maladie.
La relaxation auprès de personnes souffrant des maladies neurologiques trouve donc sa place dans un champ d’action particulier : celui d’une relation où le corps est privilégié. Elle crée ou recrée une expérience du corps nouvelle et positive en vue de son intégration psychique, redonnant ainsi vie et sens à toutes les parties du corps.
Les dernières études scientifiques démontrent aussi que des exercices de relaxation de muscle progressifs augmentent des niveaux de dopamine et le fonctionnement dans des désordres de système nerveux central progressifs ou dégénératifs (The Touch Research Institute and the department of neurology at the University of Miami School of Medicine; Duke University Department of Pharmacology. Originally published in the Journal of Bodywork and Movement Therapies, July 2002, Vol. 6, No. 2, pp. 177-182).
|